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Préparation des fichiers PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Laurent Minh   
Vendredi, 14 Mars 2008 15:14

Quelques conseils pour bien préparer les fichiers destinés au mastering

1 - Soignez votre enregistrement
C'est la phase la plus critique. Il faut que ça "sonne" dès l'enregistrement. Il ne faut pas penser : "On verra au mix !"
Travaillez à une fréquence d'échantillonage 44.1kHz, 88.2kHz ou 176.4kHz pour le CD, 48kHz, 96kHz ou 192kHz pour la vidéo. Il est vrai que à fs de 48kHz, c'est mieux qu'à 44.1kHz, mais à une seule condition : c'est d'y rester. Les fréquences de 44.1kHz et 48kHz sont des fréquences d'échantillonnage dites "asynchrones", quand on les convertit : on se retrouve avec des échantillons issus exclusivement d'interpolation mathématique, ce qui génère des formes distorsion non-linéaires difficilement mesurables, mais parfaitement audibles. Une résolution de 24bps est vivement conseillée, même si le CD final est en 16 bits.

2 - Optimisez votre mix
N'utilisez pas de dithering, il est générateur de bruit numérique. Ce dispositif sert à augmenter la résolution des faibles niveaux et à minimiser la distorsion. Il n'est utile que pour abaisser résolution et (24bps vers 16bps) et ne doit être utilisé qu'une seule fois au mastering.
Si une piste provoque une saturation sur le bus stéréo, cherchez la fréquence sur cette piste qui provoque l'écrêtage du signal. Si vous n'y arrivez pas, fournissez la séparément ; au mastering nous pourrons corriger facilement ces défauts.
À ne surtout pas faire : baisser simultanément le niveau de toutes les pistes ; ceci effectue une perte de définition par un processing identique de tous les signaux. Contrairement à l'analogique : un simple réglage de niveau en numérique est en fait un calcul suffisamment complexe pour légèrement dégrader le signal audio. Ne pas insérer de limiteur sur le bus de sortie, comme tout processeur de dynamique analogique ou numérique, cela génère de la distorsion à des niveaux parfois proches de 5%.
Restez le plus possible en numérique, chaque conversion AN ou NA est une véritable torture pour le signal audio, découpé en plus de quarante mille tranches par seconde.
Effectuez votre mix en 24bps ou mieux en 32bps, à cette résolution, vous ne craignez plus les saturations.
Prenez le temps de comparer le mix final à la mise à plat : on a parfois des surprises !

3 - Fournissez des fichiers natifs
Évitez de fournir des CD audio au mastering : ce format développé à la fin des années 1970 permettait d'effectuer des corrections d'erreur "à la volée" du signal audionumérique, il ne garantit pas l'exactitude des données. Préférez du format "wav", "bwf" ou "aiff" sur dique dur ou clef USB.

Mis à jour le Mardi, 18 Mars 2008 12:32
 
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